Journée mondiale du Taiji Quan
Le Taiji Quan est reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Il a été inscrit sur cette liste le 17 décembre 2020. Cinq années plus tard, une nouvelle étape marque la reconnaissance internationale de nos disciplines. En effet, le 5 novembre 2025, l’UNESCO a adopté une résolution désignant le 21 mars comme « Journée mondiale du Taiji Quan »
Même si nos pratiques restent encore relativement méconnues en France, cette journée témoigne de leurs importances grandissantes.
En effet, les bienfaits de nos disciplines sont aujourd’hui clairement reconnues. Il est ainsi totalement admis que chez les personnes en bonne santé, la pratique du Taiji Quan ou du Qi Gong est un moyen efficace de lutter contre les effets de la sédentarité et du vieillissement. Cet aspect préventif est effectivement un principe de base dans la gestion asiatique des problèmes de santé. Pourtant, au-delà de cet aspect, le Taiji Quan suscite un intérêt croissant dans la médecine occidentale.
Intérêt de la médecine occidentale.
Cet intérêt se manifeste essentiellement dans les domaines cardiovasculaire, neurologique et rhumatologique. Le site clinicaltrials.gov, qui répertorie mondialement les études médicales, fait état de 60 essais cliniques menés à l’heure actuelle sur les thèmes du Taiji et du Qi Gong.
Il semble donc que la médecine occidentale commence à s’intéresser à l’approche empirique et philosophique de la médecine traditionnelle chinoise.
Rappelons que si le Qi Gong fait partie intégrante de la médecine Chinoise depuis des millénaires, le Taiji Quan le rejoint et le complète dans beaucoup d’aspects. Cet art martial ancestral d’inspiration taoïste est en effet directement relié à la conception traditionnelle du corps humain. Aujourd’hui, l’aspect martial est moins mis en avant, et le Taiji Quan est devenu une pratique dédiée à la santé et au bien-être corporel. Son efficacité dans les domaines préventifs n’est plus à démontrer.
Alors que peut-on espérer dans un avenir proche ? Le Taiji Quan et le Qi Gong évolueront ils officiellement du statut de gymnastique corporelle à celui d’outil thérapeutique ?
Ceci devra bien sur être validé par des études et des statistiques menées en bonne et due forme. Mais nous gagnerions probablement tous à être encadrés par des processus clairs et reconnus.
Ceci aurait pour mérite de nous débarrasser de certaines images de charlatans et d’illuminés qui sont encore vivaces.
Quel que soit le chemin, la reconnaissance occidentale de l’intérêt des philosophies asiatiques est aujourd’hui en marche. Il y a fort à parier que ce processus ne s’arrêtera pas.